🌗 Et si l’entre-deux n’était pas un vide à remplir, mais un espace à habiter ?
- lameaufildor

- 29 déc. 2025
- 4 min de lecture

En cette fin d’année, les mots reviennent souvent.
Bilan. Clôture. Fin de cycle. On analyse ce qui a été fait, ce qui aurait pu être autrement.
On parle d’année 9, de fin, puis déjà d’année 1, de renouveau, de projection, de planification pour les neuf prochaines années.
Et parfois, sans même s’en rendre compte, une forme de pression s’installe. Comme s’il fallait bien terminer pour bien commencer. Comme s’il y avait une bonne manière de vivre ce passage.
Mais si, pour certaines d’entre nous, ce moment ne ressemblait ni à une fin nette, ni à un nouveau départ clair ? Si nous étions simplement… entre deux.
L’entre-deux, cet espace souvent inconfortable
L’entre-deux peut déranger. Parce qu’il n’a pas encore de contours précis.
Parce qu’il ne donne pas de réponses claires.
Parce qu’il ne se laisse pas facilement analyser.
Et pourtant, le corps, lui, comprend très bien cet espace. Il ne vit pas en années numérologiques. Il vit en rythmes, en cycles, en ressentis.
Le corps dit ce que l’on ne peut pas penser. Et l’âme murmure, parfois longtemps, avant que le mental n’accepte de ralentir.
Quand le mental veut aller plus vite que le vivant
À force de vouloir tirer des conclusions, poser des intentions, décider de la suite, on peut passer à côté de l’essentiel : ce qui est déjà là .
Peut-être que tu ne ressens pas l’élan du renouveau. Peut-être que tu n’as pas envie de tourner la page trop vite. Peut-être que ton énergie te demande autre chose : observer, sentir, laisser décanter.
Et c’est juste.
Être entre deux, ce n’est pas être perdue.
Ce n’est pas être en retard.
C’est parfois être en gestation.
Apprécier ce qui se présente, sans attente
Dans cet espace, il n’y a rien à forcer.
Rien à réussir.
Rien Ă comprendre tout de suite.
Il y a juste :
ce qui te touche aujourd’hui
ce qui te fait vibrer, même discrètement
ces petites synchronicités qui apparaissent quand on cesse de chercher
Écouter ses ressentis, c’est déjà avancer. Même si cela ne ressemble pas à un plan.
Parfois, rester là , pleinement présente à ce qui est, est le mouvement le plus juste.
Une invitation à habiter l’entre-deux
Si tu ressens l’appel de t’offrir un espace sans objectif, sans attente, j’ai enregistré une méditation pour accompagner cet entre-deux.
Un temps pour revenir au corps, au souffle, Ă ce qui est vivant en toi, sans chercher Ă transformer quoi que ce soit.
👉 Méditation – Le Cocoon de l'entre-deux
Laisse-la t’accompagner comme on se laisse bercer, simplement.
Cette méditation t’invite à traverser un passage entre deux états, à te reconnecter à toi-même et à accueillir un profond apaisement, une légèreté intérieure et une confiance douce en ton corps.
Elle ne cherche pas à te transformer, ni à t’emmener ailleurs. Elle t’invite simplement à être là , à écouter ce qui se passe en toi, à laisser le souffle guider le rythme. Un espace pour déposer ce qui pèse, relâcher les tensions, et te laisser traverser par ce qui est juste pour toi, ici et maintenant.
✨ Mantra à répéter intérieurement pendant la méditation :
« Je m’abandonne au souffle de la vie, en sécurité et en paix. »
Prends une respiration profonde…laisse le souffle descendre là où ton corps en a besoin.
Il n’y a rien à faire, rien à réussir.
Juste sentir.
Et te rappeler que tu sais déjà revenir à toi, naturellement.
Un rituel tout simple (si le cœur t’en dit)
Pas un rituel de fin.
Pas un rituel de renouveau.
Juste un rituel de présence.
Allume une bougie.
Pose une main sur ton cœur, l’autre sur ton ventre.
Inspire profondément, sens ton corps se déposer.
Ferme les yeux quelques instants.



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